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Notaires, donnez une meilleure visibilité à vos offres et offrez des avantages matériels
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Stagiaires, acceptez la mobilité
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Perspectives démographiques
La nécessité de former des jeunes pour remplacer les 8000 départs en retraite qui concerneront d’ici 2001 l'ensemble des métiers du notariat le flux important de départs à la retraite des très prochaines années se traduit par diverses initiatives des instances professionnelles. Sachant que le maintien de la qualité des formations exclut d'augmenter brutalement les effectifs, il s'agit d'informer et de sensibiliser pour attirer de bons éléments.
L'enjeu est de taille, puisque le CSN indique que d'ici 2010 le notariat offrira 15 000 postes aux jeunes diplômés : comptables, clercs, formalistes, secrétaires et notaires. Au 30 septembre 2007, le CSN recensait 8642 notaires ; en 2010, la profession devrait compter 9800 notaires et 50 000 collaborateurs (source CSN). D’après les contrats d’adaptation régionaux soumis par la profession au Garde des Sceaux, les besoins sont évalués à 200 créations d’offices. Ils concernent essentiellement les villes importantes de province. Le mouvement de suppression des offices ruraux préconisé antérieurement touche maintenant à son terme.
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La rentrée de septembre 2008 verra les dix-huit Ecoles de Notariat, rebaptisées « Instituts des métiers du Notariat » accueillir les premières promotions préparant le BTS Notariat, diplôme créé par arrêté du 17 avril 2007 (JO du 10 mai 2007). La licence professionnelle « Métiers du Notariat », expérimentée depuis 2003 à Alençon par la faculté de Droit de Caen, est en voie de généralisation à d'autres universités.
Parmi d'autres initiatives de la profession, on notera la récente campagne de communication du Conseil supérieur du Notariat sur M6, couplée à une tournée d'information auprès de lycéens et étudiants. Cette campagne de communication met en avant la diversité des métiers et des missions du notariat, ainsi que la stabilité de l'emploi et les avantages liés à une convention collective fort attractive. L'action est assez ciblée sur les collaborateurs d'office, clercs, comptables et fiscalistes, et s'adresse prioritairement aux BTS et licences professionnelles.
Du côté des futurs notaires, l'Opération jeunes du CSN se poursuit, étayée par la convention de stage type rédigée conjointement par le CSN et le CNEPN.
Le Mouvement Jeune Notariat propose de doter chaque nouveau diplômé, voire chaque notaire stagiaire, d'un parrain ou d'une marraine. Il pourrait s'agir du maître de stage ou d'un notaire installé, les Chambres des notaires participant alors à l'opération de parrainage pour rapprocher les partenaires. Encadré par une charte, le parrainage permet d'accompagner les candidats à l'installation puis de les épauler durant leurs premières années d'exercice. La Charte n’est pas la panacée, elle représente « une obligation sans sanction » et ne garantit pas la qualité de l’accompagnement à la formation, estimait récemment un représentant du MJN dans la revue Notariat 2000. Sous ses allures de provocation, sa suggestion consistant à évaluer les maîtres de stage dans un Guide du Notariat n’est pas sans fondement. Le Professeur Serlooten, responsable du Master 2 de Droit notarial à l’Université de Toulouse I, ne nous confiait-il pas récemment son regret que le maître de stage se comporte rapidement en employeur, au détriment de l’accompagnement du stagiaire ?
Globalement, ces initiatives vont dans le bon sens. Mais au vu de besoins considérables, il est permis de se demander comment la profession compte pourvoir 15 000 postes à brève échéance. D'autant que nombreux sont les notaires qui invoquent le poids des salaires et des charges pour limiter le recrutement de collaborateurs et de stagiaires...
Le marché des stages
En résumé, un marché caractérisé par de grands besoins, de la part des professionnels comme des stagiaires, mais quelques difficultés à trouver le point de convergence entre offre et demande.
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généralités Offres/Demandes de stage :
Offres :
se caractérisent par le déficit de transparence. Diffusées par les offices notariaux auprès des Chambres des Notaires, les CFPN et Ecoles de Notariat, les revues professionnelles.
L'utilisation d'Internet reste marginale : des exemples www.francenotaire.com, 2 offres et 2 demandes à ce jour sur le site du Mouvement Jeune Notariat, pas de rubrique Emploi sur le site de la Chambre des Notaires de Paris...
Internet n'est pas, à ce jour, le lieu de rencontre de l'offre et de la demande de stages longs en notariat : opportunité de fluidifier le marché par les NTI.
Les notaires ne semblent pas réagir comme d'autres professions, cf en informatique, les recruteurs consultent les sites des écoles, les publications d'articles par les étudiants, les profils et CV des élèves et prennent contact par mail pour des propositions d'entretien.
Demandes :
c'est essentiellement l'établissement de formation, CFPN ou Ecole de Notariat, qui assure le placement des stagiaires auprès des notaires de son ressort.
La démarche individuelle de recherche de stage se résume en priorité à la pratique de « la bouteille à la mer », c'est-à-dire envoi de CV par courrier ou courriel qui subissent le « classement vertical » ou sont effacés, guère de réponse.
Par téléphone, barrage systématique dès l'accueil. A l'inverse d'autres professions très absorbées, cf les architectes, les notaires ne délèguent pas : le demandeur de stage ne parvient pas à parler à un collaborateur, d'où la difficulté d'obtenir un RV sauf stratagème (se faire passer pour un client...).
Les pistes :
le réseau, les relations, au moins aussi utiles que les compétences, ce qui contribue à entretenir l'image d'un ordre fermé et héréditaire...
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particularités sectorielles et géographiques :
Particularités sectorielles peu marquées :
en ce sens que le marché des stages ne semble pas opérer de discrimination entre les compétences initiales des stagiaires (droit de la famille, immobilier, fiscalité...), ni entre les formations, dans la mesure où la profession est par tradition fortement régionalisée.
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Le stage permettra de « toucher à tout », avec des variations selon l'importance de l'office notarial. Ces variations se traduisent dans la stratégie (prendre ou ne pas prendre de stagiaire) et dans la politique salariale. Elles paraissent dépendre plus de la personnalité du notaire (disponibilité, ouverture à la transmission « pédagogique », prise de risque sur la formation) que des considérations économiques.
Du point de vue de la qualité de l'apprentissage, il est clair que le stage dans une petite étude favorise le contact direct et permanent avec le notaire ; il s'accompagne souvent d'une approche plus diversifiée des actes et pratiques professionnelles. Mais le maillage géographique du notariat (un office par canton) fait que les notaires ont du mal à attirer les stagiaires dans les zones délaissées par les services publics.
Apparemment, guère de discrimination garçons/filles entre les stagiaires.
Les questions de charge de travail excessive (horaires démesurés) et de manque de temps à consacrer au stagiaire sont souvent invoquées par les notaires : déficit de management et d'organisation dans des offices chroniquement débordés ?
Peu d'information sur la rémunération, aucune fourchette de salaire par catégorie sur les différents sites Internet.
Particularités géographiques :
les stagiaires, qu'ils soient issus de la voie universitaire ou de la voie professionnelle, recherchent la proximité d'une ville universitaire ou de CFPN, pour des raisons de commodité scolaire et matérielle. Les notaires concernés se plaignent de cet état de fait.
La question des transports est au coeur du problème :
le choix du stagiaire est conditionné en priorité par la durée et les modalités du transport vers l'établissement de formation. La localisation géographique (opposition rural/urbain) compte moins que les conditions de desserte.
Une piste :
accepter la mobilité... Comment la développer, faut-il des incitations à bouger vers les villes moyennes et offices notariaux en zone rurale : coup de pouce financier, facilités de logement... ?